Episode 10 : Malcolm McDowell, Alban Lenoir, les pronostics de Jean-Pierre Lavoignat et… des affiches !
Cannes 2011, c’est fini dans quelques heures. Pas question de quitter la Croisette sans un numéro du NWC bien gras fourré à la sauce NoWatch : 32 minutes, toutes mises en boîte hier et frénétiquement montées ce matin par Smokin’Roure. En espérant que, pour cette première couverture de Cannes truffée de maladresses mais boostée à l’huile de coude, nos pitreries vous auront diverti sans ennui tout en causant ciné : telle était notre seule ambition ! A l’année prochaine ? Hope so !
Le soleil brille, rien à faire. Hormis la brutale polémique autour de la douteuse sortie de Lars Von Trier, ainsi que l’ouragan DSK éclipsant quelque peu la Croisette dans les manchettes, pas un nuage n’est venu assombrir un festival de rêve. Oui, de rêve, pour cause de sélection radieuse, même pour un vieux geek dénégéré comme votre serviteur, séduit par la diversité de tous ces cinémas malgré les inévitables purges. « Un cru exceptionnel qui a placé la barre très haut » lit-on dans le JDD et ils ont bien raison, les confrères. Deux mille onze était définitivement la bonne année pour que NoWatch s’essaie tant bien que mal à la couverture quotidienne du premier festival du monde.
Ben oui tant bien que mal, forcément ! On a essuyé les plâtres sur tous les fronts, Philippe Roure et moi-même. Et au premier rang des (petits) regrets, trône celui d’avoir raté pas mal de films pour cause de temps passé à la préparation des vidéos. Des leçons seront tirées pour l’an prochain, si les Dieux de la pelloche, du sponsoring et du service de presse nous permettent de revenir ici pour Cannes 2012, un festival certainement apocalyptique n’en doutons pas.
On s’est malgré tout amusé comme des sales gosses, pris quelques bitures, croisé une foule de gens chouettes ainsi que d’édifiants spécimens humains d’arrogance et de vulgarité. Tout ce qu’on lit sur ce festival est authentique : frénétique, dérisoire, épuisant, insupportable, génial, jubilatoire, dégradant, magnifique… De la gentillesse confondante d’un restaurateur à la frime écœurante et la morgue de certaines « stars » du petit écran ou confrères divers, en passant par des réal’ cultes de notre jeunesse venus presque incognito ou Danièle, la physio septuagénaire du club d’Albane, digne d’un film d’Audiard… La Croisette charrie de tout et n’importe quoi, occupant 100% de vos sens, expérience hypnotique où la saturation gagne clairement au dernier jour. Mais, et là encore je dégaine la carte « poncif », ce festival reste un petit paradis pour le cinéphile authentique. Ces films, tous ces films… Entre la sélection officielle, toutes sections confondues, et le Marché, ces 12 jours vous immergent dans un océan d’images et de son où tous, absolument tous les cinémas sont représentés.
Un peu candide, hein ? Normal c’était ma « première fois », le cynisme sera pour plus tard quand chrai grand. Nous remercions donc au nom de NoWatch tout le service de presse du Festival de nous avoir permis de poser un orteil (ouais, je parlerai d’un pied quand j’aurai un badge bleu !) dans cette Olympe du 7e art. C’était magique, magnifique. Merci encore.
Mais je m’égare ! Au sommaire donc de ce 10e épisode du NoWatchCannes :
- Malcolm McDowell, la masterclass : morceaux choisis. Vous ne pensiez tout de même pas que le « hello nowatch » de Malcolm dans l’épisode précédent serait sans suite ? Grand chéri de ces geeks venu d’Albion mais résidant à L.A, l’interprète d’Alex dans Orange Mécanique était l’invité de Festival à l’occasion d’un hommage rendu au chef-d’œuvre de Kubrick, projeté en copie restaurée. Vendredi 20 mai, McDowell fut le centre d’une masterclass conduite par Michel Ciment, qui l’a fait revenir sur une sélection de films clé de sa carrière. Smokin’Roure et moi étions dans la salle, au premier rang et nous vous proposons trois bouchées de McDo : ses souvenirs des tournages de Orange Mécanique (1971), C’était Demain (1979) et La Féline (1982). A chaque fois, l’acteur, qui fêtera ses 68 ans le 13 juin, se révèle toujours aussi malicieux et sans langue de bois. Qu’il s’agisse de sa collaboration avec Kubrick ou de sa rencontre avec l’actrice Mary Steenburgen sur le plateau de C’était Demain (elle deviendra sa seconde épouse et, malgré leur divorce depuis, on sent Malcolm toujours très attaché à elle, vous verrez), l’acteur assure le show et c’est passionant.

Alban Lenoir, alias Klaus dans Hero Corp. Et dire que j'ai oublié de lui demander de crier "Pinaaaaage !"
- Une rencontre surprise : Alban Lenoir. Comédien français bien connu des fans de la série Hero Corp où il incarne le super héros Klaus/Force Mustang, Alban est, en plus d’un excellent acteur, un garçon bien sympathique doué d’un solide sens de l’auto-dérision. Croisé par hasard sur la Croisette, on l’alpague et, hop, ni une ni deux (ni trois d’ailleurs), il nous cause le bougre ! Message à Nicolas Winding Refn, réalisateur de Drive dont Alban est très fan : YOU HAVE TO HIRE ALBAN LENOIR !
- Les pronostics de Jean-Pierre Lavoignat : l’ex co-fondateur de Studio Magazine, devenu depuis producteur-réalisateurs de documentaires et écrivain, nous livre à la bonne franquette ses pronostics pour le palmarès de ce 64e festival. On saura tout ce soir mais d’ici là, conjecturer ne fait pas de mal, surtout avec un invité aussi humble et décontracté que l’ami Lavoignat.
- Enfin, ZE enquête de la NWC team : une bombe qui à coup sûr nous rapportera les prix Pullitzer et Albert Londres réunis (sinon c’est bien simple : je rends ma carte de presse) : les dessous des affiches ciné géantes qui, chaque année, font la promo des blockbusters à venir sur les façades des palaces de la Croisette. Pour nous répondre : le responsable des opé promotion à l’hôtel Majestic Barrière, situé à deux pas du Palais des Festivals. Précision : on avait également contacté le Carlton, dont le service comm’ a refusé de donner suite à nos appels. Bravo pour la transparence les gars !
Voilà, le NoWatchCannes c’est fini, merci à vous tous de l’avoir suivi et d’avoir réagi avec autant d’enthousiasme. En espérant remettre ça l’an prochain, on attend vos comm’ pour ce dernier jet (nan stop les vannes graveleuses, hein) et… see you in Paname les aminches.
PS : merde j’ai complètement oublié de parler des Bien-aimés de Christophe Honoré, c’est bête hein ?





10 Commentaires
Bonne montée des marches les 2 Philippe, vous l’avez bien méritée. Vous nous avez offert de très bons reportages tout au long du festival. Vivement NWC saison 2
Vous finissez en beauté avec ce dernier Nowatch Cannes. Il dure 30 minutes, mais il passe très vite, pleins de choses intéressantes que ce soit McDowell qui paraît très simple, dans le bon sens du terme. En suite l’interview avec Alban Lenoir fera plaisir à Astiera
Mais là aussi, c’est agréable de voir un acteur être comme tout le monde, simple, sans prétention. Et le passage sur le deuil de Hero Corp est aussi touchant que ce qu’avait exprimé Simon Astier dans le flash TOM.
Ensuite, je ne connaissais pas le Monsieur, mais son propos est tout aussi intéressant, sur en quelque sorte, les coulisses du jury, des délibérations.
Bref bravo les gars, pour ces numéros de Nowatch Cannes que vous nous avez proposés et offerts. Souvent bien plus intéressant que 1 heure d’émission télé dédiée au cirage de pompes et à un traitement superficiel.
Vous finissez en beauté avec ce dernier Nowatch Cannes. Il dure 30 minutes, mais il passe…
“Si après ça tu ……………………………………………………………….. ruines pas ta petite culotte, je comprends plus rien!”. Finissez vos phrases M. Plissken, sinon je m’en charge et sans pincettes.
BRAVISSIMO pour ces interviews, exclus et pitreries, Cannes aura pour moi un tout autre goût à partir de maintenant grâce à Nowatch. Vivement l’an prochain!
Be seeing you,
Mentine
« Si après ça tu ……………………………………………………………………….. ruines pas ta petite culotte, je comprends plus rien! ». Finissez vos phrases M. Plissken, sinon je m’en charge et sans pincettes.
BRAVISSIMO pour ces interviews, exclus et pitreries, Cannes aura pour moi un tout autre goût à partir de maintenant grâce à Nowatch. Vivement l’an prochain!
Et j’ai fait un beau fail sur mon commentaire précédent, si un gentil admin veut bien l’effacer.
Be seeing you,
Mentine
Boarf tu as seulement fait un copier/coller malheureux. Tiens aller, pour te soutenir, je vais moi aussi le faire et j’invite tout ceux qui vont poster un commentaire ci dessous, de soutenir Mentine avec moi !
“Vous finissez en beauté avec ce dernier Nowatch Cannes. Il dure 30 minutes, mais il passe…”
Voilà, ça c’est fait.
Sinon, les gars, pour l’année prochaine, je veux bien aller voir les films pendant que vous montez les vidéos, ça me pose pas de problème.
Merci encore pour votre superbe boulot les gars ! C’est un bon exemple du bel avenir du podcast francophone !!
En tout les cas, Alban Lenoir à l’air vraiment super sympa comme mec, c’est mon personnage préféré de Hero Corp que je viens seulement de finir (honte à moi !!) de regarder !!
J’espère de tout cœur que l’équipe du talentueux Simon Astier trouvera les financements nécessaires pour finir cette magnifique série rafraichissante pour le paysage télévisuel français !
Pas de long commentaire, juste un grand merci et un grand bravo !!
Qu’écrire après ce 10e épisode d’anthologie ?
Merci sieur Plissken d’avoir pensé à moi et un grand merci à l’adorable (et très cute, il faut bien le reconnaître) Alban Lenoir pour sa très gentille dédicace. Mentine, je préfèrerais que tu ne finisses pas les phrases de M. Plissken, merci :p
J’ai aussi été ravie de revoir Jean-Pierre Lavoignat dont j’adore la voix.
Bref, bravo aux deux Philippe pour ces petits docs vraiment bien foutus malgré vos moyens limités et bravo à Cédric pour le soutien technique. J’attends avec grande impatience le dernier épisode consacré au palmarès que je n’ai pas vu. À l’année prochaine avec une accréditation de dingue !
Une conclusion en apothéose pour cette couverture du Festival. Et d’ailleurs pas seulement au niveau de la vidéo. Le texte qui l’accompagne est vraiment très bien.
Une interview d’Alban Lenoir, c’est toujours bon à prendre, surtout que c’est quelqu’un d’éminemment sympathique d’après toutes les vidéos que je vois et comme tout le reste de l’équipe de Hero Corp. Gros coup de bol d’être tombé dessus mais merci pour cette interview fort sympathique.
Jean-Pierre Lavoignat, mis à part pour Dujardin, s’est planté sur à peu près tout le reste du palmarès mais on ne lui en veut pas, il est vrai que la lutte paraissait serrée dans pratiquement toutes les catégories.
Je voudrais terminer en vous félicitant tous les deux. Un peu déçu de pas avoir vu la trombine de Philippe Roure qui a quand même fait un beau boulot sur ces épisodes de Nowatch Cannes. Finalement la seule chose qu’on voit de lui c’est sa chaussette, peut-être que l’année prochaine on aura l’occasion d’apercevoir son mollet ou sa cheville.
En tout cas, encore bravo, le traitement du festival était parfait. On en arrive à pratiquement 2 heures de programme, c’est déjà pas mal, en espérant que ça augmentera pour l’année prochaine et que vous parviendrez à vous organiser au mieux.
Je n’ai pas commenté mais j’ai bien tout vu ! Bravo, bravo aux deux P pour nous faire partager le festival différemment des télés habituels. Faites mieux si c’est possible parce que c’est déjà formidable mais garder ce ton qui nous plait tant.
Et John : “la morgue de certaines « stars » du petit écran ou confrères divers” VAS Y BALANCE ! Vous vous êtes battu ? C’est qui qu’a mis des claques ?
Bon vivement l’année prochaine. Et si je suis à Cannes, je vous offre un verre…