Episode 7 : On a retrouvé le réalisateur de Commando !
Alors voilà, on se balade tranquille dans les couloirs du Marché du film et, bing, sur qui on tombe ? MARK L. LESTER ! Mais si rappelez vous, le réal’ qui a bercé nos années 80 avec Class 1984, Firestarter et surtout Commando, actionner culte et bien bourrin des eighties, avec un Schwarzy en pleine possession de son art des répliques qui tuent. Bref : Mark L. Lester, même un peu oublié du grand public, on l’aime et il méritait ce petit hommage. Alors qu’il est devenu ? Magnéto, Roure !
Après son éphémère gloire comme réalisateur, il faut bien reconnaître que l’ami Mark s’est hélas perdu dans l’enfer des séries B tirant sur le Z (et ce dés 1990 avec le terrifiant/hilarant Class 1999). Il s’est parallèlement reconverti dans des activités de production/distribution avec sa compagnie American World Pictures, fondée en 1993 et spécialisée dans les films destinés au marché télé et vidéo. Il vient chaque année à Cannes pour faire tourner son business mais, de son propre aveu à la fin de notre courte interview, il reconnait que les feux de la rampe hollywoodiens lui manquent…
Alors certes, Mark L. Lester n’est pas James Cameron ni John McTiernan et Class 1984 et Commando n’ont rien de chef-d’oeuvres. Mais tout bourrins voire racoleurs qu’ils soient, ils ont laissé des souvenirs tellement forts aux bouffeurs de VHS qu’on ne pouvait décemment pas croiser le chemin de Lester sans lui poser une poignée de questions. Avec le recul, je regrette de ne pas avoir pris le temps de l’entraîner sur un terrain plus « cinéphilique » concernant les films qui ont fait sa gloire, leur gestation et leurs influences. Mais le temps pressait et Lester avait un rendez vous business juste après nous. Cette interview est donc à prendre davantage comme un clin d’oeil hommage. Enjoy donc cette petite rencontre éclair avec cet homme qui a imposé son petit coup de griffe à lui dans les années 80. Qui sait, un jour peut-être saura-t-il retrouver le chemin du grand écran et nous réjouir avec du kaboom de bon aloi comme au bon vieux temps !
Côté projections du jour, les deux gros morceaux sont : Melancholia de Lars Von Trier (compétition) et La Conquête de Xavier Durringer (Hors Compétition). Le premier semble avoir été acclamé, le second beaucoup plus fraichement accueilli. Quant à Lars Von Trier, ses propos totalement hallucinants lors de sa conférence de presse d’après projo, ce matin, risquent de provoquer quelques remous : je vous laisse juge. En ce qui me concerne, ce réalisateur qui dit “comprendre Hitler” vient juste de se griller définitivement mais avec un frappadingue pareil, faut-il s’étonner ?
Changeons d’air : toujours est-il que, misère de moi-même, j’ai dû zapper les deux films en question pour rester aux côtés de l’ami Roure pendant le fignolage de cet épisode 7. J’avoue qu’on est un peu rincés et le pire, c’est qu’on s’est mis sur le dos plusieurs sujets à boucler d’ici dimanche. Clairement les yeux plus gros que le ventre par rapport à la modicité de nos moyens (zéro) et de notre nombre (deux
. Pour Melancholia et La Conquête, je tenterai ma chance aux séances du lendemain (demain donc, vous me suivez ?). Faudra clairement qu’on revoie notre organisation l’année prochaine !
Pour finir, on a vu hier soir Le Havre de Aki Kaurismaki (Compétition). L’Histoire de Marcel Marx, un vieux cireur de chaussures installé au Havre, qui va organiser le transit vers Londres d’un enfant clandestin recherché par la police. Que dire ? Roure et moi sommes resté un peu interdits pendant les applaudissements à tout rompre qui ont accompagné le générique de fin. Grand moment de solitude… Je n’ai accroché ni à la forme (succession de plans fixes et, sérieux, c’est quoi ce jeu d’acteurs façon automate ??), ni au fond de ce film véhiculant une imagerie et un discours simpliste calibrés pour la gauche intello bien pensante. Une chose à sauver : la photo et quelques plans superbes sur le port du Havre.
Programme du jour ? Préparer la big soirée de tonight au cours de laquelle, si tout se passe bien, on mettra en boîte une autre interview. Préparer aussi un épisode 8 avec de nouveau du HAHA. Et SURTOUT : m’organiser pour voir Melancholia et La Conquête demain matin en séance de rattrapage. Si, si je vous assure : contrairement aux apparences, les deux Phil ne se les roulent pas sur la Croisette.





13 Commentaires
Je n’ai qu’un mot à dire : Impressive !
Tu t’es débrouillé comme un chef Johnny 5… vous vous êtes débrouillé comme des chefs
Et l’itw de DeNiro, c’est pour quand alors ? ;p
Belle petite interview et quel anglais. Sur l’intérêt personnel après, j’avoue que n’ayant pas grandi au fil des films ( même si j’ai vu Commando ) de ce Monsieur, je ne suis pas pas passionné ou touché par ce qu’il dit^^
Et idem, interview de De Niro ?!? Et même pas un mot sur Belmondo, diantre !!!
Belle, interview il a l’air bien sympa mark. Par contre t’as conquête du jour n’as pas voulu passer devant la camera? a moins que ta conquête du jour ce soit mark justement …
Tu veux certainement dire “ta conquête du jours” ^^’
Je ne connais cet homme ni d’Eve ni d’Adam mais pour accorder 10 minutes de son temps à nos 2 Philippe, c’est sûrement un chic type.
T’as jamais vu Commando ?!??? Oo
Les FARC ne l’ont relâché que l’année dernière.
Mouahahah XD
Beh non j’ai pas vu Commando. En même temps y a un paquet de films que j’ai pas vus.
C’est étrange tout de même, Lemaire te parlait de Class ’84 et voilà t’y pas que quelques jours plus tard tu croises Mark L. Lester. C’est ça la magie de Cannes.
Bon et sinon, tu vas à Toronto en septembre ?
GG les Philippe!
Même si je ne me souviens plus de Comando et que je n’ai pas vu Class 1984.
Ok Philippe(s), j’ai saisi le message “Clairement les yeux plus gros que le ventre par rapport à la modicité de nos moyens (zéro) et de notre nombre (deux)” je viens l’année prochaine (pour le nombre, hein parce que niveau budget…);-)
Ah oui, sinon, OOOOOAAAAHHHHHHHH Mark Lester !!!!!
Merci
Tiens d’ailleurs à ce sujet, renseignement pris sur le remake de Commando, c’est apparemment David Ayer qui s’y colle (scénario + réalisation).
C’est plutôt une bonne nouvelle, car connaissant la filmo du gars (Training Day, Dark Blue, Harsh Times, Street Kings…), le remake devrait être à 100 milles lieux de l’esprit bon enfant et fun de l’original, ce qui n’est pas plus mal.