Episode 8 : Renny Harlin a quelque chose à vous dire !
Cannes, à J-2 du palmarès. La Piel que Habito d’Almodovar, Ichimei (Hara-Kiri : mort d’un samourai) de Miike et le jubilatoire Drive de Nicolas Winding Refn (mettez le turbo pour le voir le 5 octobre) ont défilé hier en compétition sur la Croisette. Mais Roure et moi, on était encore sous le choc de notre rencontre, la veille, avec cette armoire à glace finlandaise de Renny Harlin, présent à Cannes pour la promotion de son explosif (forcément) nouveau film : 5 Days of August.
Il est grand, beau, il sent bon le Krisproll chaud et…. mais pardon je m’égare. Le finlandais Renny Harlin, réal’ clinquant de 58 minutes pour vivre, Cliffhanger, Au revoir à Jamais (mais aussi, hélas, d’une poignée de nanars depuis quelques années), était cette semaine à Cannes pour appuyer les ventes internationales de son dernier bébé : 5 days of August. Produit par Rexfilms, société indépendante basée à Los Angeles, le film plante son action au coeur du conflit russo-georgien d’août 2008, avec un Andy Garcia roulant les R pour incarner le président georgien et Val Kilmer en photo-journaliste casse cou, rôle évoquant celui de James Belushi dans Salvador ou Nick Nolte dans Under Fire.
Tourné réellement en Georgie, avec le soutien logistique de l’armée locale, 5 Days of August marquera, on l’espère, le grand retour de l’ami Renny au cinéma d’action d’excellente tenue dont il fut coutumier dans les années 90, après une flopée de purges plus ou moins amusantes (Peur bleue, Driven, Mindhunters…). C’est qu’on l’aime bien notre Renny et rien ne nous ferait plus plaisir que de le voir retrouver un jour le chemin des majors hollywoodiennes avec du kaboom dégénéré mais généreux !
Surtout, même si l’ex-époux de Geena Davis n’a pas écrit le scénario de 5 Days of august, le sujet semble l’avoir réellement marqué à titre personnel. Pressé par le peu de temps qui nous était imparti, je regrette de n’avoir pas pris le mien pour approfondir les liens de Mr Harlin avec ce tragique épisode des tensions russo-georgiennes. A plusieurs reprises au cours de la soirée qui a suivi cette interview, le réalisateur a souligné à quel point ce thème comptait à ses yeux. Mais on ne pouvait décemment pas croiser notre finlandais d’amour sans évoquer, même brièvement, le reste de sa filmo, bon sang ! A ce stade, je ne sais toujours pas quand 5 Days of August sortira en France, ni si il s’agira d’une sortie salles ou d’un DTV (la seconde option semble la plus probable, on vous tient au courant dés qu’on sait).
Le Grand Phil Roure et son oeil de pervers journaliste averti s’est ensuite baladé, caméra au poing, dans la soirée donnée en l’honneur du film, pour vous offrir ENFIN ce que vous attendiez depuis le début de ce NWCannes : une séquence de fin très “Paris Dernière”, petit montage cut d’une partie de la “party”, avec des pouliches, du gros son et du DJ Corti. Bref, une bringue d’enfer cannoise comme si vous y étiez ! Non mais sans déconner, merci qui ?
PS : je reviendrai sur Drive plus en détail dans le prochain épisode, mais c’est un putain de choc celui-là aussi !




14 Commentaires
ça me ferait bien plaisir de voir Winding Refn chopper la palme, sa filmo est déjà énorme et apparemment Drive rafle tous les suffrages. Maintenant ça ne semble pas être le film susceptible d’être primé au regard des derniers palmarès
2010 Oncle Boonmee d’Apichatpong Weerasethaku
2009 Le ruban blanc de Michael Haneke
2008 Entre les murs de Laurent Cantet
2007 4mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu
2006 Le Vent se lève de Ken Loach
2005 L’Enfant de Jean-Pierre et Luc Dardenne
2004 Fahrenheit 9/11 de Michael Moore
2003 Elephant de Gus van Sant
2002 Le Pianiste de Roman Polanski
2001 La Chambre du fils de Nanni Moretti
On a pas beaucoup vu John Plissken sur le dancefloor, je suis déçu…
Son film a l’air intéressant, à voir !
Est-ce qu’avec De Niro comme président du jury on peut s’attendre à une Palme pour un film un peu plus grand public que ces dernières années ? Car comme l’a fort justement fait remarquer PSOPHOOOOOOOOOOS, le palmarès de ces dernières années est quand même très très très WTF.
Rencontre cool avec un réalisateur qui a été sous estimé lors de ces plus gros succès. Et les films vus? ils ont disparu là… Pas assez de 24 heures dans la journée?
C’est surtout qu’on est pas assez pour suivre le rythme des films tout en bossant sur ces videos !
Jamais entendu parlé de cette guerre éclair… c’est pas un peu risqué de faire un film sur un thème aussi ‘ciblé’ ?
Sinon, je vais ENCORE passé pour une quiche… mais je crois pas avoir vu aucun de ses films… z’ont quoi de spécial ?
Par contre, l’entre-aperçu des fêtes sur la croisette… sont pas farouches les cannoises… croyez qu’il reste des billets de train à cette heure-ci ? (doit y avoir leurs équivalents masculin
Belle vision d’Hollywood que nous présente Renny, et je le crois assez sincère dans son analyse , Hollywood = no risk, more money
En même temps, il faut aussi admettre que le père Harlin n’a jamais été le roi de la prise de risque, non plus.
Bon, John, tu nous trouve Jan De Bont et puis voilà, le boucle est bouclée, si j’ose dire.
Il se font pas chier les Philippes, sous couvert de reportage, ils vont voir leurs “idoles”, vont aux soirées avec de la Bi-atch à tunique blanche… Et nous font croire que c’est dur car ils ne peuvent voir tous les films…Vous nous prenez pour des jambons, les gars
ULTRA LOL OUAIS !!! Et si tu veux etre de la party pour l’an prochain, mais carrément mec
Enfin vu ce NW cannes que j’avais laissé passé entre les mailles du filet. Très bon avec une interview intéressante, notamment quand il parle des studios actuels prenant un minimum de risques.
Et très belle séquence de fermeture x) C’est aussi cela Cannes, on en parle moins mais c’est important !
Doublez les effectifs l’an prochain messieurs. Si la v1 est de ce niveau, le journal de cannes by NoWatch va devenir une référence. Merci pour le boulot les Philippes, profitez bien du soleil cannois.
PS : Si vous croisez le président, soyez sympa de lui demander d’arrêter de choisir des films ridicules (Limitless (vu en salle au canada)) et de revenir au cinéma qui lui va bien, ou, au pire, de prendre une retraite amplement méritée.
Merci philippe pour cette tranche de cannes ! Et très sympatique cet interview de renny
- Zo, Arnold. Herz vat yourr goink to to. You kome zerh, und you kill ze kuy viz yourr kun.
- Und ze kuy goes to pisses?
- Wunderbar!
- I lauv makink mouviz viz you, Renny.
- Ve ach goink tou mek gret zingz togezeur!
(Renny Harlin dirigeant Arnold Schwarznegger)